La dermite,la dermatite, la DERE (dermite estivale récidivante de l’ équidé), la dermite estivale récidivante,… Bref, vous savez de quoi je vais vous parler !

La dermite, mais qu’est ce que c’est ? 

C’est une maladie chronique ou saisonnière qui provoque aux équidés atteints une inflammation de l’épiderme (la peau) suite aux piqûres d’insectes, qui va entraîner des démangeaisons en continu très fortes. Elle apparaît plus généralement au printemps et disparaît au cours de l’automne (comme les insectes). Ces symptômes reviennent tous les ans et peuvent s’aggraver au fils des ans.

Mais qu’est ce qui provoque la dermite ?

Ce sont les piqûres, morsures des insectes piqueurs (qui piquent pour boire du sang), mais particulièrement les minis moucherons/mouches ; les « Culioïdes ». Mas la cause réelle de cette réaction cutanée est due à une réaction allergique de votre équidé à la salive de ces insectes !

Vous savez, ces petites nuées que l’on observe le plus souvent le matin ou en fin de journée au-dessus de notre tête et ça nous pique et gratte.

Quels sont les symptômes ?

La réaction de votre équidé à cette allergie et inflammation, va être le grattage ! Comme dit au- dessus quand ces petites bêtes sont au dessus de notre tête ça nous pique et gratte donc, pour votre équidé, c’est pareil, et si vous n’ utilisez aucun produit, ni protection pour l’aider, il peut se gratter jusqu’au sang !

Quelles sont les zones du corps le plus touchées ?

Epona : crinière/encolure complètement marquée par la dermite (plis), la peau est devenu trop épaisse et sèche

Alors, si votre équidé déclare une dermite, les zones de grattage sont pour la plus part des cas la crinière, l’ encolure (du garrot jusqu’à derrière les oreilles et même parfois sur le front), le poitrail, le dessous du ventre, la croupe et la base de la queue.

Il existe d’autres signes d’ une potentielle dermite ?

Oui ! Au vu des zones citées au dessus et si bien évidement aucun traitement ou aménagement n’est fait pour aider votre équidé, des lésions peuvent apparaître mais le signe qui ne trompe pas c’est que la peau surtout au niveau de la crinière et à la base de la queue, va durcir et se plisser. Lorsque votre équidé à ce symptôme il faut l’aider car il peut rester marqué et ça s’ aggrave au fils des années, surtout si la peau est dans cet état les poils/crins ne repoussent plus et la peau peut se retrouver nue.

Est- ce que cette maladie se soigne ?

Non, sauf par miracle ! Il faut simplement aider votre équidé à mieux la vivre et la supporter parce qu’en pleine crise de démangeaisons, si rien n’est fait, n’importe quel animal dans ces moment là peut se montrer désagréable ou s’énerver plus vite !

Comment aider notre équidé ?

Utiliser des compléments alimentaires qui vont aider son organisme à se défendre.

Utiliser des lotions, crèmes et autres préparations sur les zones touchées et à renouveler le plus souvent possible.

Vous pouvez aussi lui mettre une couverture anti-mouche intégrale. Je vais insister sur le mot INTEGRALE parce qu’il faut que toutes les zones de grattage soient protégées.

Lorsque c’est possible, on peut mettre notre animal en box, car ces petites bêtes sont hypers actives à la tombée de la nuit entre 19h et 22h et le matin jusqu’à 10-11h, ces heures sont à proscrire pour les sorties de votre animal, donc si vous voulez le mettre en box, c’est à partir de 18h30 jusqu’à 11h30 le lendemain.

Pour son environnement, voici tous les points à éviter et à prendre en compte si votre animal est atteint, car ils favorisent l’apparition des insectes piqueurs :

  • un climat chaud et sec

  • des sols argileux et humides

  • l’eau stagnante

  • les fumières ou tout autre endroit qui servent à stocker les déjections/excréments

  • les bordures de forêts et les haies bien épaisses

Peut – on l’éviter ?

Oui ! Si vous prenez en considération tout ce qui à était dit plus haut, mais malheureusement, chez certains équidés, c’est génétique car cette maladie peut être transmise via les gênes du père ou de la mère. Donc, quand on peut, il faut bien évidement le prendre en compte car le poulain aura beaucoup plus de chance de déclarer la maladie.

Les premiers signes apparaissent généralement entre 2 et 6 ans. Si les animaux prédisposés à cette maladie entrent en contact avec l’insecte, ils déclencheront la maladie, à cause de l’allergène que l’insecte transporte dans sa salive.

Tous les équidés peuvent l’ avoir ?

Bardot : visite d’ achat, plus de crinière ni de toupet à force de se gratter. Signe de grattage sur l’encolure (elle avait également la croupe et la queue de touchée)

Oui ! Mais certaines races sont plus disposées que d’autres, comme les poneys en générale. Je penses au Shetland, New Forest, Connemara, Fjord,…. Une étude à montrer que les chevaux les plus touchés étaient des chevaux de races, bien souvent importés de pays ou ces insectes y sont rares, le climat ne leur permettant pas d’y vivre ou de s’y développer.

Mais, même si vous achetez un cheval en Espagne et que vous le ramenez en France, il peut aussi déclarer une dermite, surtout si son organisme n’a jamais était en contact avec l’allergène des insectes piqueurs.

Donc, attention ! Mais, comme l’emphysème, ce n’est pas insurmontable !

On peut réaliser des tests cliniques pour être sur que c’est bien la dermite ?

Oui ! Dermite ou pas, vous pouvez vous faire aider par le vétérinaire. Certains ne prennent pas le temps de montrer leur cheval atteint au vétérinaire, mais il ne faut pas hésiter car des examens complémentaires peuvent être réalisés.

Quels sont ces examens ?

  • Une biopsie cutanée permet de mettre en évidence le caractère allergique des lésions.

  • Des tests d’intra-dermoréaction cutanée, par injection de l’allergène dans le derme du cheval (très petite quantité d’extraits de l’insecte)

Mais est ce que l’on peut procéder à un traitement médicamenteux ?

Oui, vous le pouvez aussi, dans ce cas votre vétérinaire pourraient lui prescrire :

  • Des injections de corticoïdes (anti-inflammatoires), mais cela va soulager temporairement les symptômes et votre animal ne peut pas en recevoir pour une durée indéterminée, c’est plus souvent recommandé en cas de grosse crise.

  • Des antihistaminiques : mais ce traitement n’est pas miraculeux non plus car son efficacité n’est pas prouvée à 100% et les équidés ne réagissent pas tous de la même façon selon la molécule et le dosage que votre vétérinaire va prescrire.

Donc le mieux, c’est de rester sur les choses “simples” :

  • Compléments alimentaires naturels à base de plantes ou autre, bien évidemment .

  • Des lotions, oui, il en existe énormément, mais vu le nombre de chevaux atteints, il suffit de demander conseil à d’autre propriétaires ou professionnels. Mais attention ! Il faut vraiment faire attention aux lotions que vous appliquerez car certaines réagissent au soleil et peuvent brûler votre animal ! Elles peuvent aussi créer une autre allergie donc, comme pour nous, faites un test avant de l’appliquer sur les zones sensibles pour éviter d’ aggraver la situation.

  • Des produits répulsifs, de même, faites très attention à ce que vous choisissez, ils peuvent contenir des insecticides/pesticides. Ainsi, comme pour la lotion, faites un test cutané et évitez d’en mettre sur les plaies s’il y en a.

  • Une couverture intégrale

  • Une mise en box la nuit.

Bien évidement, vous gérez selon vous et vos animaux. Si vous pouvez, c’est même indispensable de cumuler plusieurs solutions comme ; la nuit en box, sortie en paddock avec une couverture ou lui donner des compléments alimentaires et utiliser une lotion externe. C’est comme ça que vous obtiendrez plus de résultats positifs et vous rendrez service à votre compagnon.

Il faut s’adapter et d’une année sur l’autre notre animal peut être plus ou moins atteint, déclarer des symptômes plus ou moins forts, plus tôt ou plus tard dans l’année, etc…. Tout dépendra de son environnement, son mode de vie et de la résistance de son métabolisme.

Surtout, il faut se dire que la prévention est la meilleure façon de protéger votre animal.

Je termine l’article là-dessus et avec une vidéo pour vous parler de mes poneys dermiteux car chaque cas est différent, donc je explique tout ça, bon visionnage 🙂 

En attendant, je vous dis à bientôt .

Marylise

PS : si vous voulez partager vos expériences/témoignages, n’hésitez pas à nous les raconter en commentaires, ou à me les envoyer par mail à contact@laboutique-epona.fr

Epona et Bardot le 14/04/20020 Aucun signe de dermite à l’ horizon, mais il faut rester vigilant parce que ça revient très vite !
La Dermite Estivale Récidivante de l’ Équidé

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